Citoyen européen : la situation la plus simple
Si vous êtes ressortissant d'un pays de l'Union européenne, vous bénéficiez de la liberté de circulation et d'installation : aucun visa n'est nécessaire pour vivre en Grèce. Au-delà de 3 mois de présence, un enregistrement administratif est généralement requis (équivalent d'une carte de séjour européenne), mais la démarche reste nettement plus simple que pour un ressortissant hors UE.
Non-européen : la règle des 90 jours sur 180
Pour un séjour touristique, les ressortissants de pays tiers (dont le Royaume-Uni depuis le Brexit) peuvent en général rester 90 jours sur toute période de 180 jours dans l'espace Schengen, sans visa. Au-delà, un visa national de long séjour (visa D) et un titre de séjour deviennent nécessaires.
Le titre de séjour pour personnes financièrement indépendantes
C'est la voie la plus utilisée par les retraités et les personnes disposant de revenus stables (pensions, revenus locatifs, épargne) qui souhaitent s'installer sans exercer d'activité professionnelle en Grèce. Elle nécessite généralement de justifier de ressources suffisantes et régulières, ainsi qu'une couverture santé, et donne lieu à un titre renouvelable.
Le visa nomade numérique
La Grèce propose également une voie dédiée aux travailleurs indépendants ou salariés en télétravail pour un employeur étranger, avec des conditions de revenus spécifiques. Ce statut inclut souvent un avantage fiscal sur une période donnée pour encourager l'installation de ces profils.
La question de la résidence fiscale
Indépendamment du titre de séjour, la résidence fiscale se détermine généralement par le nombre de jours passés en Grèce sur une année (le seuil de 183 jours est une référence courante en droit fiscal international) et par le centre de vos intérêts économiques et personnels. Devenir résident fiscal grec a des conséquences directes sur l'imposition de vos revenus mondiaux — à ne jamais laisser au hasard.
Le régime fiscal « non-dom » pour nouveaux résidents
La Grèce propose un régime optionnel permettant à un nouveau résident fiscal de payer un impôt forfaitaire annuel sur l'ensemble de ses revenus de source étrangère, en lieu et place de l'imposition progressive classique, sous réserve d'un investissement minimum en Grèce et pour une durée limitée dans le temps. Ce régime cible surtout les profils à revenus internationaux élevés — son intérêt réel dépend fortement de votre situation et mérite une simulation par un fiscaliste avant tout arbitrage.
Convention fiscale et double imposition
La France, la Belgique, la Suisse et la plupart des pays européens ont signé des conventions fiscales avec la Grèce pour éviter la double imposition. Le fonctionnement précis (quel pays impose quel revenu) dépend du type de revenu (pension, salaire, revenus locatifs, plus-values) et doit être vérifié au cas par cas.
Et une fois propriétaire ou résident ?
Posséder un bien implique d'obtenir un AFM (numéro fiscal grec), que vous soyez résident ou non — c'est un prérequis administratif, pas fiscal en soi. La taxe foncière annuelle (ENFIA) s'applique à tout propriétaire, résident ou non, et est distincte de l'impôt sur le revenu. Nous détaillons ces démarches dans notre guide AFM, AMKA, compte bancaire et le calcul des frais d'acquisition dans notre guide du budget réel.
Notre recommandation
Ce cadre général permet de poser les bonnes questions, pas de prendre une décision seul. Avant d'acheter ou de transférer votre résidence fiscale, un avocat fiscaliste connaissant à la fois votre pays d'origine et le droit grec reste le seul interlocuteur habilité à confirmer votre situation exacte.
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